Qu’est ce que le référentiel ville durable ?
L’idée d’un « cadre de référence sur la ville durable européenne » est née à la fin de la présidence française de l’Union Européenne, lors de la déclaration de Marseille en décembre 2008, avec pour objectif de mettre en œuvre la Charte de Leipzig de 2007 sous la présidence allemande. Ses deux volets principaux : le développement urbain et la prise en compte des spécificités des quartiers défavorisés.
23 des 27 états membres de l’Union Européenne ont participé aux côtés de la France à la mise en œuvre opérationnelle du référentiel, le CERTU agissant en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage, et expert thématique avec l’ensemble des partenaires européens.
En juin 2010, à Tolède, sous présidence espagnole de l’Union Européenne, la première présentation d’un prototype du référentiel a été présentée et validée par les ministres européens pour donner suite à une deuxième phase qui consistait à tester le prototype avec 66 collectivités au niveau européen. Ceci afin de prendre en compte leurs remarques et leurs recommandations pour l’améliorer. La version finale de cet outil sera livrée à Aalborg en mai 2012, sous la présidence danoise.
Ce projet intergouvernemental a été construit avec et pour les villes. L’objectif est d’entrer en 2012 dans une phase de dissémination large et de susciter l’usage du cadre de référence par les collectivités européennes pour arriver à quelques milliers de villes impliquées fin 2013.
Quelle est la forme de ce référentiel ?
C’est un site internet qui s’apparente à un site logiciel internet accessible grâce à un login et un mot de passe. Il a pour objet de traiter de la ville durable sous son approche intégrée et sous la prise en compte des quartiers défavorisés, avec comme cœur du système, un questionnement sur la vision de la ville durable à un niveau européen.
Une grille de questions sur les piliers classiques du développement durable permettra aux villes de se positionner, de se poser des questions, d’établir et développer les débats sur la ville durable, d’observer ce qui se passe ailleurs en Europe. Libre ensuite à chacun de se l’approprier et de l’adapter en fonction du contexte local, culturel, historique, etc.
Le référentiel dispose de deux entrées :
• Les outils d’évaluation des politiques publiques (outils qualitatif et quantitatif) qui sont au nombre de trois. Le premier, nommé « développer votre stratégie », s’apparente à une check-list permettant à la ville de savoir où se positionnent les projets qu’elle souhaite évaluer par rapport au questionnement sur la ville durable ; cette check-list permet de susciter et créer du débat en interne à la ville.
Le second est un outil d’évaluation de l’approche intégrée des projets. Cette évaluation se veut non linéaire en prenant en compte les synergies et conflits pouvant exister dans le questionnement sur le développement durable. Le dernier est un outil de suivi quantitatif avec une librairie d’indicateurs à la façon d’un site marchand ; il suffit de choisir les indicateurs dont vous avez besoin dans une librairie puis de télécharger les fichiers Excel correspondants pour pouvoir mesurer vos indicateurs.
Aucune définition de la ville n’est portée au niveau européen puisque le référentiel doit pouvoir être utilisé par tout type de ville au niveau européen (milieu urbain, rural, métropoles, etc.).
• En second lieu, le référentiel est une plateforme d’échanges sur laquelle les villes peuvent partager leurs expériences avec la communauté des utilisateurs : showcases, illustrations, résultats d’évaluation des projets (ex. Agenda 21, Stratégie de développement durable, outil de planification, jusqu’à des projets pré-opérationnels…). Elles pourront même aller plus loin puisque la plateforme permet d’entrer en contact avec les acteurs des villes mettant à disposition des informations à travers le site du référentiel.
Quelle est sa valeur ajoutée ?
La plus-value essentielle du référentiel c’est de créer du débat en interne dans la collectivité à travers le questionnement, mais aussi d’avoir la possibilité de voir ce qui se passe ailleurs et d’échanger sur une problématique commune : le développement durable urbain intégré. D’où cette plateforme d’échange et de réseaux qui, finalement, renvoie à une forme d’appropriation de l’objet ville durable par la création de réseaux informels de collectivités locales à l’échelon européen.
A travers tous ces outils, nous avons bâti un outil global que l’on appelle le cadre de référence, qui se veut ouvert, appropriable, adaptable pour toutes les villes, co-construit avec les villes et qui en aucun cas n’a un caractère normatif et coercitif. La ville durable ne peut pas se conjuguer à l’unité mais au pluriel et donc échappe à la norme ou à la normalisation. Avec cette plateforme, on ne va pas créer un réseau social de collectivité mais des réseaux sociaux de collectivités, au regard de la problématique de la durabilité urbaine.
Propos recueillis par Blandine Klaas
L’idée d’un « cadre de référence sur la ville durable européenne » est née à la fin de la présidence française de l’Union Européenne, lors de la déclaration de Marseille en décembre 2008, avec pour objectif de mettre en œuvre la Charte de Leipzig de 2007 sous la présidence allemande. Ses deux volets principaux : le développement urbain et la prise en compte des spécificités des quartiers défavorisés.
23 des 27 états membres de l’Union Européenne ont participé aux côtés de la France à la mise en œuvre opérationnelle du référentiel, le CERTU agissant en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage, et expert thématique avec l’ensemble des partenaires européens.
En juin 2010, à Tolède, sous présidence espagnole de l’Union Européenne, la première présentation d’un prototype du référentiel a été présentée et validée par les ministres européens pour donner suite à une deuxième phase qui consistait à tester le prototype avec 66 collectivités au niveau européen. Ceci afin de prendre en compte leurs remarques et leurs recommandations pour l’améliorer. La version finale de cet outil sera livrée à Aalborg en mai 2012, sous la présidence danoise.
Ce projet intergouvernemental a été construit avec et pour les villes. L’objectif est d’entrer en 2012 dans une phase de dissémination large et de susciter l’usage du cadre de référence par les collectivités européennes pour arriver à quelques milliers de villes impliquées fin 2013.
Quelle est la forme de ce référentiel ?
C’est un site internet qui s’apparente à un site logiciel internet accessible grâce à un login et un mot de passe. Il a pour objet de traiter de la ville durable sous son approche intégrée et sous la prise en compte des quartiers défavorisés, avec comme cœur du système, un questionnement sur la vision de la ville durable à un niveau européen.
Une grille de questions sur les piliers classiques du développement durable permettra aux villes de se positionner, de se poser des questions, d’établir et développer les débats sur la ville durable, d’observer ce qui se passe ailleurs en Europe. Libre ensuite à chacun de se l’approprier et de l’adapter en fonction du contexte local, culturel, historique, etc.
Le référentiel dispose de deux entrées :
• Les outils d’évaluation des politiques publiques (outils qualitatif et quantitatif) qui sont au nombre de trois. Le premier, nommé « développer votre stratégie », s’apparente à une check-list permettant à la ville de savoir où se positionnent les projets qu’elle souhaite évaluer par rapport au questionnement sur la ville durable ; cette check-list permet de susciter et créer du débat en interne à la ville.
Le second est un outil d’évaluation de l’approche intégrée des projets. Cette évaluation se veut non linéaire en prenant en compte les synergies et conflits pouvant exister dans le questionnement sur le développement durable. Le dernier est un outil de suivi quantitatif avec une librairie d’indicateurs à la façon d’un site marchand ; il suffit de choisir les indicateurs dont vous avez besoin dans une librairie puis de télécharger les fichiers Excel correspondants pour pouvoir mesurer vos indicateurs.
Aucune définition de la ville n’est portée au niveau européen puisque le référentiel doit pouvoir être utilisé par tout type de ville au niveau européen (milieu urbain, rural, métropoles, etc.).
• En second lieu, le référentiel est une plateforme d’échanges sur laquelle les villes peuvent partager leurs expériences avec la communauté des utilisateurs : showcases, illustrations, résultats d’évaluation des projets (ex. Agenda 21, Stratégie de développement durable, outil de planification, jusqu’à des projets pré-opérationnels…). Elles pourront même aller plus loin puisque la plateforme permet d’entrer en contact avec les acteurs des villes mettant à disposition des informations à travers le site du référentiel.
Quelle est sa valeur ajoutée ?
La plus-value essentielle du référentiel c’est de créer du débat en interne dans la collectivité à travers le questionnement, mais aussi d’avoir la possibilité de voir ce qui se passe ailleurs et d’échanger sur une problématique commune : le développement durable urbain intégré. D’où cette plateforme d’échange et de réseaux qui, finalement, renvoie à une forme d’appropriation de l’objet ville durable par la création de réseaux informels de collectivités locales à l’échelon européen.
A travers tous ces outils, nous avons bâti un outil global que l’on appelle le cadre de référence, qui se veut ouvert, appropriable, adaptable pour toutes les villes, co-construit avec les villes et qui en aucun cas n’a un caractère normatif et coercitif. La ville durable ne peut pas se conjuguer à l’unité mais au pluriel et donc échappe à la norme ou à la normalisation. Avec cette plateforme, on ne va pas créer un réseau social de collectivité mais des réseaux sociaux de collectivités, au regard de la problématique de la durabilité urbaine.
Propos recueillis par Blandine Klaas



Un référentiel pour la ville durable. Entretien avec David Caubel Chef de projet ville durable au CERTU

