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Le changement, c’est maintenant !




Le changement, c’est maintenant !
Le résultat des élections présidentielles était connu à l’avance. Tant l’acharnement contre le président sortant était puissant. Tant le lynchage médiatique de M. Sarkozy était parfaitement orchestré. L’homme le savait. Il s’est, envers et contre tout, battu jusqu’à la dernière seconde, pour un résultat très honorable, au regard des critiques et diatribes dont il a fait l’objet.
La démocratie a parfaitement fonctionné. Et l’alternance est là. Elle était attendue, depuis 1988, pour offrir aux jeunes générations un autre paysage politique que celui qu’elles ont toujours connu.
L’alternance, c’est le poumon d’une Société vivante, une Société qui sait, lorsque c’est nécessaire, prendre son destin en main. Ce fut le cas, sans conteste, ce 6 mai 2012.

Cela fait près de vingt ans que notre économie glisse vers la rigueur et la récession.

Le pouvoir, presque sans limite, accordé aux mondes de la finance et de l’économie qualifiée d’orthodoxe, a été sanctionné par ce scrutin, plus fort sans doute que les frasques d’un homme, pointées du doigt par une gent journalistique exclusivement « bo-bo ».

Le grand perdant de cette élection et il le mérite bien, c’est M. Trichet. Lui qui, presque « religieusement », nous a imposé un euro fort, des taux d’intérêts très bas et une inflation proche de zéro.

Ce triptyque a fait la fortune des institutionnels et des fonds de pension sur le dos d’une population soumise, jour après jour, à une dégradation de son pouvoir d’achat, une dévalorisation souvent de son patrimoine, une amputation à terme de leurs retraites sans compter, au jour le jour, de ne plus pouvoir compter sur le revenu de leur épargne. Nicolas Sarkozy a bien tenté de lui tenir tête. Mais notre dépendance de la BCE, de même que notre devoir de respect des traités européens, sont deux contraintes fortes auxquelles les gouvernements qui se sont succédés n’en pouvaient mais.

Aller seul, contre l’Union européenne, dans une direction différente était impossible. Pour n’importe quel chef d’Etat ou de gouvernement. Il fallait, comme chez nos voisins et partenaires, courber l’échine. Or c’est un handicap majeur que de ne plus pouvoir décider de sa politique monétaire. Et l’élection de François Hollande, qui a annoncé la couleur, est un signal clair, un signal fort, à la communauté européenne, comme internationale, que le vent pourrait bien changer de sens.

Ayant observé les vertus des « Quantitative Easing » 1 et 2, outre-Atlantique, qui ont permis au président Obama de faire une politique de relance, au nom d’un pacte de croissance, quitte à en faire peser le prix sur le dos des générations futures, nombreux étaient les « grands » de ce monde à rêver de pouvoir ainsi battre monnaie et, eux-aussi, pouvoir relancer la croissance, créer de la demande pour contenir le chômage et maintenir sa propre devise à un niveau suffisamment bas pour faciliter encore davantage les exportations.

Il ne fait aucun doute que le couple franco-allemand va fonctionner à plein régime. Même si les règles du jeu se voient, pour partie, modifiées. La Chancelière, Angela Merkel, a entendu le chant des sirènes et s’est d’ores et déjà déclarée favorable à un pacte de croissance. Les autres, tous les autres, englués dans leur politique de rigueur, suivront.

Alors oui, le changement c’est maintenant ! Il va être mis en musique par ce corrézien d’adoption, qui a su rassembler, bien au-delà de son propre courant. Il ne fait guère de doute que nos compatriotes ne lui donnent la majorité, dont il a besoin au Parlement, pour mettre en application son programme.

A l’épreuve des faits et de la réalité du pouvoir, il sera sans doute contraint de faire des concessions. Compte tenu de notre endettement et des comptes publics, il devra sans doute aussi adapter la voilure de ses ambitions. Peu importe, il incarne à lui seul une forme d’opposition à la pensée unique que notamment Bruxelles faisait, depuis tant d’années, peser sur nos têtes.

Toutes les formations politiques ont compris que les citoyens ne voulaient pas, ne voulaient plus, de cette Europe-là. Nos eurocrates, qui nous coûtent si cher, qui nous imposent tant de règles et surtout tant d’obligations, notamment de transposer dans notre droit des lois que nos députés n’auraient sans doute jamais voté, peuvent désormais craindre pour leur avenir. Car, consciemment ou non, ils ont, des années durant, fait le jeu des puissants et des grands lobbies, surtout financiers.

Oui, le changement c’est maintenant ! Une personnalité telle que celle de Nicolas Sarkozy est unique et ne peut être imitée. A sa manière, son successeur, dès le 15 mai, donnera les signaux au reste du monde que la France demeure un grand pays, une grande nation, sur laquelle il faudra compter dans bien des domaines.

Bernard Marx

Adélaïde Dubly





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