Philippe Laurent : « La hausse de la TVA coûtera 300 millions aux collectivités locales, devenues de commodes boucs émissaires de l’Etat central ».
« L’annonce par le président de la République, le 29 janvier, d’une hausse du taux normal de la TVA de 19,6% à 21,2% représentera un coût supplémentaire de l’ordre de 150 millions d’euros. Ajoutée à la hausse récente du taux réduit de 5,5% à 7%, l’État prélève ainsi en quelques semaines 300 millions d’euros », estime Philippe Laurent, président de la commission des Finances de l’Association des maires de France et du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale.
« L’annonce par le président de la République, le 29 janvier, d’une hausse du taux normal de la TVA de 19,6% à 21,2% représentera un coût supplémentaire de l’ordre de 150 millions d’euros. Ajoutée à la hausse récente du taux réduit de 5,5% à 7%, l’État prélève ainsi en quelques semaines 300 millions d’euros », estime Philippe Laurent, président de la commission des Finances de l’Association des maires de France et du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale.
Contradiction : la TVA est essentiellement payée sur les contrats de marchés publics, qui permettent d’organiser le service public en recourant aux entreprises, donc sans embauche de fonctionnaires. Exactement ce que souhaite le gouvernement et qu’en même temps il pénalise.
Selon Philippe Laurent, « cette démarche peu cohérente trouve sa source dans la technique bien connue et peu glorieuse du bouc émissaire : pour l’État central, les territoires sont devenus les responsables du déclin du pays et il faut à tout prix dénigrer leurs actions ». Pourtant, le déficit de financement des collectivités locales reste très faible (0,1 à 0,3% du PIB) et leur endettement très modéré (8% du PIB). Et leur rôle de premier investisseur de France les rend absolument indispensables à toute politique de croissance et d’emploi.
« Les Français doivent savoir que moins d’agents dans les collectivités locales, c’est moins de places de crèches, des écoles moins bien tenues, moins d’accompagnement des seniors, des villes moins bien tenues et moins sûres, un environnement plus dégradé … Les fonctionnaires territoriaux ne sont pas des bureaucrates, ce sont des professionnels du service du public et donc de tous les citoyens », s’inquiète Philippe Laurent, qui appelle à la restauration de relations de confiance et de partenariat entre l’État et les territoires, « sans lesquelles rien ne sera possible dans l’avenir ».
Selon Philippe Laurent, « cette démarche peu cohérente trouve sa source dans la technique bien connue et peu glorieuse du bouc émissaire : pour l’État central, les territoires sont devenus les responsables du déclin du pays et il faut à tout prix dénigrer leurs actions ». Pourtant, le déficit de financement des collectivités locales reste très faible (0,1 à 0,3% du PIB) et leur endettement très modéré (8% du PIB). Et leur rôle de premier investisseur de France les rend absolument indispensables à toute politique de croissance et d’emploi.
« Les Français doivent savoir que moins d’agents dans les collectivités locales, c’est moins de places de crèches, des écoles moins bien tenues, moins d’accompagnement des seniors, des villes moins bien tenues et moins sûres, un environnement plus dégradé … Les fonctionnaires territoriaux ne sont pas des bureaucrates, ce sont des professionnels du service du public et donc de tous les citoyens », s’inquiète Philippe Laurent, qui appelle à la restauration de relations de confiance et de partenariat entre l’État et les territoires, « sans lesquelles rien ne sera possible dans l’avenir ».



« La hausse de la TVA coûtera 300 millions d’euros aux collectivités locales »

