Depuis plus de 20 ans, le nombre de réseaux d’infrastructures type éclairage public, télécommunications ou encore haut débit, se multiplie dans toutes les régions de France à travers le déploiement d’armoires, shelters ou encore bornes de distribution. Ces nouvelles utilisations sont particulièrement demandeuses en énergie, notamment pour assurer leur fonctionnement propre (gestion thermique/chauffage, charge des batteries) ou pour garantir la distribution d’énergie (bornes pour véhicules électriques, bornes de marchés et manifestations, éclairage public).
Dominique Hillion, spécialiste des armoires métalliques extérieures intégrant des équipements destinés aux réseaux d’infrastructure, nous éclaire sur la question de la gestion énergétique de ces réseaux et nous explique en quoi une politique de consommation plus ‘verte’ aura une incidence sur les réseaux de demain. Une gestion d’énergie réfléchie des réseaux d’infrastructures Afin de limiter les impacts en termes de coûts liés à la consommation d’énergie pour les propriétaires de réseaux et de participer à l’efficacité énergétique de ces réseaux, une gestion intelligente des puissances est nécessaire aux servitudes afin que le fonctionnement normal des équipements clients soit tout de même assuré.
Par exemple, le chauffage peut être modulé pour adapter la puissance au besoin lié à la température extérieure. La ventilation peut aussi être asservie à la température et à la dissipation des équipements clients présents dans chaque armoire ou shelter. Ces systèmes remplacent alors des commandes ‘tout ou rien’ énergivores. Lors de coupures de réseaux électriques, les batteries de sauvegarde prennent le relais pour le maintien des réseaux clients pendant un temps prédéfini. Le retour du réseau électrique entraîne alors une recharge systématique des batteries de l’ensemble du parc d’armoires. Dans ce cas, une gestion précise de la recharge de ces batteries en séquençant leur remise à niveau permettra de limiter l’appel de puissance sur le réseau. Cette gestion intelligente des armoires et shelters permet aussi la supervision d’un réseau complet d’équipements (alarmes, impact consommation, bases de données).
En proposant des armoires de télégestion équipées d’un automate et de plusieurs départs, celles-ci peuvent totalement s’adapter aux besoins des municipalités. La télégestion rend également la traçabilité des pannes possible, une manière intelligente de connaître exactement l’état de son réseau et d’intervenir, si besoin, à distance sur celui-ci. Vers des réseaux plus «verts» demain Enfin, et toujours dans cette démarche d’efficacité énergétique, le développement de solutions de production d’énergies vertes à proximité de ces réseaux, permettra l’alimentation au minimum des servitudes de l’armoire par une source indépendante du réseau électrique.
Ces énergies vertes issues du photovoltaïque et d’éoliennes de petite et moyenne puissance, à axe vertical ou horizontal, réduisent, de ce fait, l’empreinte écologique des réseaux par une diminution des besoins en énergie nucléaire. En intégrant, dès la conception des réseaux, des équipements et une politique environnementale éco responsables ainsi
qu’une stratégie de développement durable, les industriels et les aménageurs de réseaux d’infrastructure se tournent vers une notion d’entreprise citoyenne.
En conclusion, les entreprises, les collectivités locales ou encore les aménageurs de réseaux vont devenir, à plus ou moins long terme, des acteurs incontournables et particulièrement ambitieux dans l’économie verte, en s’appuyant sur les énergies renouvelables.
Dominique Hillion, spécialiste des armoires métalliques extérieures intégrant des équipements destinés aux réseaux d’infrastructure, nous éclaire sur la question de la gestion énergétique de ces réseaux et nous explique en quoi une politique de consommation plus ‘verte’ aura une incidence sur les réseaux de demain. Une gestion d’énergie réfléchie des réseaux d’infrastructures Afin de limiter les impacts en termes de coûts liés à la consommation d’énergie pour les propriétaires de réseaux et de participer à l’efficacité énergétique de ces réseaux, une gestion intelligente des puissances est nécessaire aux servitudes afin que le fonctionnement normal des équipements clients soit tout de même assuré.
Par exemple, le chauffage peut être modulé pour adapter la puissance au besoin lié à la température extérieure. La ventilation peut aussi être asservie à la température et à la dissipation des équipements clients présents dans chaque armoire ou shelter. Ces systèmes remplacent alors des commandes ‘tout ou rien’ énergivores. Lors de coupures de réseaux électriques, les batteries de sauvegarde prennent le relais pour le maintien des réseaux clients pendant un temps prédéfini. Le retour du réseau électrique entraîne alors une recharge systématique des batteries de l’ensemble du parc d’armoires. Dans ce cas, une gestion précise de la recharge de ces batteries en séquençant leur remise à niveau permettra de limiter l’appel de puissance sur le réseau. Cette gestion intelligente des armoires et shelters permet aussi la supervision d’un réseau complet d’équipements (alarmes, impact consommation, bases de données).
En proposant des armoires de télégestion équipées d’un automate et de plusieurs départs, celles-ci peuvent totalement s’adapter aux besoins des municipalités. La télégestion rend également la traçabilité des pannes possible, une manière intelligente de connaître exactement l’état de son réseau et d’intervenir, si besoin, à distance sur celui-ci. Vers des réseaux plus «verts» demain Enfin, et toujours dans cette démarche d’efficacité énergétique, le développement de solutions de production d’énergies vertes à proximité de ces réseaux, permettra l’alimentation au minimum des servitudes de l’armoire par une source indépendante du réseau électrique.
Ces énergies vertes issues du photovoltaïque et d’éoliennes de petite et moyenne puissance, à axe vertical ou horizontal, réduisent, de ce fait, l’empreinte écologique des réseaux par une diminution des besoins en énergie nucléaire. En intégrant, dès la conception des réseaux, des équipements et une politique environnementale éco responsables ainsi
qu’une stratégie de développement durable, les industriels et les aménageurs de réseaux d’infrastructure se tournent vers une notion d’entreprise citoyenne.
En conclusion, les entreprises, les collectivités locales ou encore les aménageurs de réseaux vont devenir, à plus ou moins long terme, des acteurs incontournables et particulièrement ambitieux dans l’économie verte, en s’appuyant sur les énergies renouvelables.



La Multiplication des réseaux d’infrastructures par les collectivités locales pose la question de leur gestion énergétique

