Après avoir écouté les préoccupations des représentants syndicaux des salariés de la centrale et confirmé qu’ « il en sera bien évidemment tenu compte », Roland RIES a réexpliqué les fondements de cet engagement, qui doit « contribuer à la nouvelle stratégie énergétique que François Hollande veut initier durant son quinquennat : réduction des besoins ; développement des énergies renouvelables et réduction de la part du nucléaire dans notre production d’électricité. C’est dans cette approche réaliste et responsable de l’avenir énergétique de notre pays qu’il faut situer la fermeture de Fessenheim. »
Pour Roland RIES, « cette fermeture ne sera pas brutale. Elle sera préparée et planifiée pour intervenir dans le temps du quinquennat. Le statut des employés permanents de Fessenheim sera préservé, dans le cadre du service public de l’électricité.
Au-delà de la fermeture, il s’agit de faire de Fessenheim un site mondial consacré à la fin de vie du nucléaire civil, rassemblant la recherche-développement nécessaire au démantèlement des quelque 140 réacteurs nucléaires actuellement arrêtés de par le monde.
On ne peut pas continuer à accepter une technologie dont on ne prévoit, ni même ne maîtrise l’issue. C’est une question de responsabilité politique et morale vis-à-vis des générations futures que d’investir dans la fin de vie des centrales nucléaires. Loin de signer la fin de Fessenheim, notre engagement est donc, au contraire, de lui offrir un nouvel avenir. »
Enfin, Roland RIES a accepté le principe d’aller visiter la centrale nucléaire de Fessenheim, à l’invitation de ses salariés.